Welcome_Top_Logo_Spacer Right_Top_Graphic_Fade
Spacer_Gap_1 Spacer_Gap_2 Spacer_Gap_3
À propos
de la FTO
Organismes
demandeurs
Bénéficiaires
de subvention
Nos
subventions
Nouvelles et
publications
Histoires
de réussites
Partage des
connaissances
Page
d'accueil
 
    
Print This Page
 
 


Conseils pour optimiser la vitesse d’accès



Résumés de recherche
Cliquez pour afficher


Vous voulez devenir bénévoles de la FTO

Bulletin de la FTO
Abonner au bulletin de la FTO Désabonner au bulletin de la FTO
Nouvelles de la FTO


Pendant de la Semaine de l’action bénévole, les petites villes ont quelque chose à nous apprendre


L. Robin Cardozo


Traduction d’un éditorial par 
L. Robin Cardozo, Chef de la direction, La Fondation Trillium de l' Ontario
Le 29 avril 2008, Toronto

Télécharger l'éditorial
 (PDF 34 kb)


À Cobourg, au cours de la Semaine de l’action bénévole, des jeunes donneront de leur temps pour rénover une maison destinée à une famille cliente d’Habitat pour l’humanité. Ils auraient très bien pu consacrer leurs moments libres à des loisirs de toutes sortes, mais ils ont choisi de faire du bénévolat.

N’oublions pas que dans un grand nombre de petites villes, la vie communautaire connaît une effervescence et le secteur bénévole de l’Ontario est présent au cœur même de ce mouvement dynamique.

Les petites villes de l’Ontario ont toujours eu des difficultés particulières. Pour elles, les fluctuations économiques et démographiques, l’exode des jeunes et l’accès aux services présentent certes des défis de taille. Beaucoup d’entre elles relèvent ces défis en manifestant de la créativité dans leur façon de faire usage de la participation de la communauté.

Que cela ne nous étonne pas. La Fondation Trillium de l’Ontario (FTO) a récemment examiné de près six petites villes de la province pour identifier les défis et les possibilités qui se présentent à elles et déterminer comment mieux soutenir l’important travail effectué par les groupes communautaires. Nous avons constaté qu’en effet, les petites communautés sont aux prises avec de sérieux défis.

Beaucoup de petites villes, surtout dans le Nord de l’Ontario, dépendent d’un seul employeur. Si l’industrie dominante commence à décliner, la communauté se retrouve face à une situation potentiellement désastreuse. Notre étude a toutefois révélé qu’un grand nombre de petites communautés refusent d’abandonner la partie lorsque l’employeur principal quitte la place. Elles pensent plutôt à l’avenir et cherchent à créer de nouvelles industries qui remplaceront l’ancienne.

Dans les petites communautés, l’éducation et l’acquisition de compétences ne suivent pas toujours l’évolution des besoins de notre nouvelle économie fondée sur le savoir. Cette lacune peut nuire au développement économique et rendre les petites villes moins attrayantes aux yeux des employeurs éventuels.

De profonds changements démographiques sont également en cours. Notre étude a fait ressortir une absence marquée de jeunes âgés de 15 à 24 ans dans les populations rurales parce que les jeunes choisissent de migrer vers les villes. David Foot, démographe renommé et auteur des ouvrages Boom, Bust and Echo, nous fait toutefois part d’une observation rafraîchissante à ce sujet.

« S’il est vrai que les jeunes quittent les petites villes de l’Ontario pour aller vivre dans les  grands centres, il ne s’agit pas d’une tendance nouvelle, dit M. Foot. Cette migration se fait depuis des générations. Et beaucoup de jeunes regagnent plus tard les petites villes. Les communautés auraient intérêt à prévoir ce retour, à garder le contact avec les jeunes et à les intégrer activement dans vie de la communauté lorsque arrivés à la trentaine, ils reviennent pour y élever leurs familles ou qu’à l’âge de la retraite, ils reviennent s’établir pour leurs vieux jours. »

Les ressources et les services sont plus difficilement accessibles dans les petites villes  que dans les grands centres urbains. Les petites villes ont moins de sources de capital pour leurs infrastructures et moins d’établissements de santé. Le transport en commun est rare, voire même inexistant, et très souvent les technologies de pointe, comme l’Internet haute vitesse, sont totalement absentes.

Pourtant, malgré ces limitations, notre étude a mis en lumière d’incroyables histoires d’innovation, de persévérance et de promesse. À une époque où l’on parle beaucoup de l’épuisement des bénévoles, du manque de financement et du maintien en poste des cadres, beaucoup de groupes communautaires ont des programmes novateurs et originaux qui attisent l’intérêt des jeunes, des personnes retraitées et des résidents à temps partiel.

À Cobourg, Habitat for Humanity Northumberland a organisé le projet YBuild, dont les bénévoles ciblés sont strictement des jeunes. Plus de 250 étudiants venus du comté de Northumberland et du Canada tout entier ont répondu à l’appel de bénévoles lancé sur Internet pour rénover une maison promise à une famille dans le besoin. Les jeunes apprennent la menuiserie, le travail d’équipe et la coopération, et c’est avec très grande satisfaction et bienveillance qu’ils quitteront ce projet.

À Kenora, la FTO a accordé son soutien à une initiative d’amélioration des pistes de ski de fond qui, à son tour, a stimulé le tourisme d’hiver. Les bénévoles de la Kenora Nordic Trails Association ont fait une demande de subvention dans le but d’améliorer l’état des pistes pour les skieurs locaux, sans se douter que cet investissement allait contribuer à diversifier et renforcer l’économie locale.

Un peu plus au sud, l’organisme Cottage Dreams de Haliburton offre aux survivants du cancer la possibilité de se reposer et de se rétablir. Ce programme de bénévoles soutenu par la FTO est en train de prendre de l’expansion, venant en aide à plus de 100 personnes grâce à plus de 100 bénévoles.

Les habitants de Goderich se sont donné la main et ont formé la Menesetung Bridge Association dans le but de remettre en état un pont historique reliant la ville avec un sentier pédestre très utilisé. Ils ont, du coup, renforcé leur fierté civique et donné à la communauté quelque chose qui va profiter à bien des générations à venir.

L’esprit du bénévolat anime les petites villes de l’Ontario et leur donne de la vigueur. En tant que société, nous devons soutenir les bénévoles de l’Ontario. Lorsqu’elles trouvent de nouveaux moyens de canaliser leur énergie et leur motivation, les communautés sont capables d’attirer des citoyens, de faire appel à leur participation et d’accroître leur population.

Les petites communautés ont besoin des compétences en gestion des personnes nouvellement retraitées qui, selon les prédictions de David Foot, retourneront s’y installer. Beaucoup de ces personnes se feront un plaisir de prêter leur leadership et leurs talents en gestion à des organismes sans but lucratif si elles savent que leur contribution a un impact. Les jeunes acceptent volontiers de s’impliquer dans des projets qui leur permettent d’acquérir des compétences utiles, d’échanger socialement et de donner quelque chose de réellement valable en retour.

Les tendances actuelles signalent qu’un grand nombre de petites villes continueront de faire face à des défis. Les défis recèlent toutefois des possibilités. Beaucoup de petites villes de l’Ontario trouvent des solutions qui font appel à la participation des bénévoles de manières innovatrices et concrètes. Elles nous indiquent la voie à suivre. 

La Semaine de l’action bénévole se déroule du 27 avril ou 3 mai. Découvrons ce que les petites villes savent déjà. Examinons leurs réseaux dynamiques de bénévoles, célébrons le travail vital qu’elles accomplissent et accordons-y notre soutien.

L. Robin Cardozo est chef de la direction de la Fondation Trillium de l’Ontario, un organisme du gouvernement de l’Ontario.






La Fondation Trillium de l’Ontario relève du gouvernement de l’Ontario.