Embaucher des Néo-Canadiens : une idée dont le moment est venu
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 (g-d) Mengistab Tsegaye, Directeur général de LASI; Lucya Spencer, présidente avec membre du personnel de LASI World Skills; Gisèle Richer, Membre du conseil d'administration de la FTO; L’honorable Jim Watson, ministre des Affaires municipales et du Logement; Yasir Naqvi, Député, Ottawa - Centre
| Laura Koivisto-Khazaal est une professionnelle des communications et des relations publiques chevronnée. Comme beaucoup de Néo-Canadiens formés à l'étranger, elle n'a pas trouvé d'emploi dans sa profession. Elle se bute aux obstacles qui frustrent les ambitions de nombreux professionnels et travailleurs qualifiés nés à l'étranger -- bien que la future prospérité de l'Ontario dépende d'une main-d'œuvre hautement qualifiée.
Chaque année, 2 500 immigrants, réfugiés et nouveaux arrivants consultent LASI Compétences mondiales / World Skills, une coalition de Local Agencies Serving Immigrants (LASI), à Ottawa, pour obtenir de l'aide. Depuis 1997, l'organisme a soutenu l'intégration économique des nouveaux arrivants en offrant une vaste gamme de services de soutien à l'emploi. Ces services comprennent des ateliers de préparation à l'emploi, des possibilités de réseautage, un accompagnement individuel et une orientation en milieu de travail canadien. Toutes ces stratégies de soutien mènent à la rencontre d'employeurs de divers secteurs.
« Le Canada excelle lorsqu'il s'agit d'attirer les meilleurs éléments du monde entier, affirme Mengistab Tsegaye, Directeur général de LASI. En plus d'attirer et de recruter des immigrants qualifiés, croit-il, le Canada doit mettre en place un plan leur permettant de réaliser leur potentiel dans des emplois qui correspondent à leurs compétences professionnelles. Non seulement ceci pourra contribuer à combler la pénurie de main-d'œuvre, mais tous les intervenants y gagneront. »
La base de données de LASI est impressionnante, elle contient les dossiers de plus de 1 000 ingénieurs, 600 enseignants et 500 médecins en plus ceux d'un grand nombre de travailleurs spécialisés. Ces statistiques attestent l'étendue des occasions ratées, tant pour les nouveaux arrivants que les employeurs ontariens.
M. Tsegaye croit que la plupart des nouveaux Ontariens sont des personnes très motivées qui sont venues au Canada pour améliorer leur situation et celle de leur famille. « J'ai œuvré auprès de nouveaux arrivants pendant plus de 15 ans, dit-il. Je suis optimiste, je constate que le marché du travail en Ontario change et qu'il devient mieux préparé à accueillir les nouveaux arrivants. D'ici quelques années, quand la génération du baby-boom prendra sa retraite, les compétences offertes par les travailleurs formés à l’étranger seront fortement demandées dans la province. »
L'aspect innovateur du dernier projet de LASI réside dans l'accent mis sur la réunion des employeurs et des travailleurs potentiels à une même table afin de confronter les obstacles qui se posent habituellement à l'emploi. M. Tsegaye est déterminé à créer des débouchés dans l'immédiat, mais il pense à l'avenir et vise un changement de culture à long terme chez les employeurs. « Nous souhaitons inciter un engagement permanent envers l'embauche d'employés qualifiés de l'étranger et collaborer plus étroitement avec les employeurs qui connaissent une pénurie de main-d'œuvre. »
LASI Compétences mondiales / World Skills a reçu une subvention de 500 000 $ du Fonds pour l’avenir afin d'éliminer les obstacles structurels et d'accroître la capacité des employeurs des secteurs public, commercial et sans but lucratif en matière de recrutement, d’embauche, d’orientation et de rétention des travailleurs formés à l'étranger.
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