Un collectif explore des modèles de financement social pour desservir le secteur communautaire
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 (g-d) Tessa Hebb, Administratrice déléguée, Financing our Future c/o Carleton Centre for Community Innovation de l'Université Carleton; Gisèle Richer, Membre du conseil d'administration de la FTO; L’honorable Jim Watson, ministre des Affaires municipales et du Logement; Yasir Naqvi, Député, Ottawa - Centre
| L'avènement du financement social au Canada est encore récent, comparativement au Royaume-Uni et aux États-Unis. Par contre, l'écart constaté est destiné à s'amenuiser puisque le ralentissement économique actuel a déclenché un sentiment d'urgence et a suscité énormément d'intérêt envers le développement de solutions de financement social en Ontario.
Deux organismes, le Carleton Centre for Community Innovation de l'Université Carleton à Ottawa et le Causeway Social Finance, de Toronto, unissent leurs efforts pour financer et lancer un nouveau système de financement social dans la province.
« C’est un changement d'optique radical, révolutionnaire, que de croire que des capitaux puissent être mis à la disposition d'activités et d'initiatives qui agissent sur le plan social ou environnemental, tout en offrant un rendement raisonnable sur le capital investi », a déclaré Tessa Hebb, administratrice déléguée du Carleton Centre for Community Innovation. « En matière de financement social, le rendement sur l'investissement est analysé comme un mélange de rendement économique et de rendement social », a poursuivi Mme Hebb.
Les entreprises sociales et les secteurs sans but lucratif ont démontré leur valeur en tant qu'importants moteurs économiques pour de nombreuses communautés à travers le monde. L'Ontario sera également en mesure de constater la création de nouvelles possibilités économiques découlant d'un meilleur accès au capital financier.
Causeway Social Finance exerce un leadership au plan national pour favoriser l’essor du financement social. « Le travail qui nous attend consiste autant à convaincre le gouvernement et le secteur financier de créer des produits financiers qu'à susciter une demande pour des véhicules de financement social », a déclaré Joanna Reynolds, coordonnatrice de programmes à Causeway Social Finance.
« Le secteur sans but lucratif, qui dépend depuis longtemps de subventions et de collectes de fonds, a maintenant l'occasion de diversifier son flux de rentrées, a poursuivi Mme Reynolds. Notre engagement consiste en partie à établir un lien entre de nombreux secteurs (les principaux représentants financiers et le gouvernement) en tandem avec les réseaux communautaires sans but lucratif, afin de définir et de mettre en œuvre des stratégies et des outils permettant l'établissement d'un marché du financement social en Ontario. »
Le financement social mettra à la disposition des organismes sans but lucratif et à vocation sociale les types de prêt et de financement par emprunt traditionnellement offerts au secteur privé. Le financement social comprend également le microcrédit, une pratique socio-économique dont l'efficacité est reconnue lorsqu'il s'agit de mettre fin au cycle de la pauvreté, à tel point qu'elle a valu le prix Nobel de la paix à son pionnier, Muhammad Yunus, en 2006.
Le concept a beau sembler évident, il est ralenti dans son application par une profusion d'obstacles, y compris les politiques et la réglementation de l'Agence du revenu du Canada, l'absence d'incitations fiscales pour orienter le capital privé vers un marché à vocation sociale et les réserves qu’exprime le secteur à but non lucratif lui-même envers l'autosuffisance.
Le projet Financing our Future est bénéficiaire d'une subvention du Fonds pour l'avenir de 299 200 $ afin de mobiliser le marché des capitaux au service des besoins du secteur communautaire et à but non lucratif et d'aplanir les obstacles au développement d'un système de financement social au Canada.
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